La meilleure façon de marcher
L’AS Marck athlétisme organise dimanche matin son quatrième critérium de marche. Le club aux maillots à damier est d’ailleurs le seul du Calaisis à proposer à ses jeunes licenciés la pratique de
cette discipline dès l’âge de 10 ans.
Quelle que soit la suite de la carrière du postier rémois, il y aura eu un avant et un après Yohan Diniz. Longtemps, la démarche chaloupée du marcheur aura été l’objet de tous les dédains. Mais
les deux titres (2006 et 2010) de champion d’Europe sur 50km du natif d’Epernay ont fait évoluer les mentalités. «-Ça reste tout de même une discipline assez confidentielle au sein des
familles de l’athlétisme », observe Pierre Piret qui, après une première vie d’entraîneur du côté de Charleville, dispense désormais son savoir de la marche au sein de l’AS Marck depuis
qu’il s’est installé du côté du Cap Gris-Nez, l’heure de la retraite venue. Le club rouge et blanc est même un modèle en la matière puisque dès leur plus jeune âge, les licenciés du club
se voient proposer une initiation à la marche athlétique.
«-Ça nous permet de proposer tout le panel des activités de l’athlétisme, observe Emmanuel Mathieu, le président du club marckois qui entraîne lui-même, en compagnie d’Isabelle Hamy, les
marcheurs de l’ASM à partir de la catégorie minimes. Outre le fait que ça amène des médailles supplémentaires, ça permet aussi à certains athlètes de trouver une activité qui leur
correspond.-»
Une technique à maîtriser
Car encore faut-il avoir des prédispositions pour une discipline plus technique qu’elle n’y paraît. «-Apprendre la technique, c’est long. Il faut s’assouplir. J’ai mis six mois à m’adapter.
Les bras sont essentiels. On se découvre aussi quelques muscles comme le releveur du pied », relate Odile Pamart, 52 ans, qui, six ans après ses débuts, est aujourd’hui l’une des meilleures
de l’Hexagone dans sa catégorie. «-Pour être un bon marcheur, il faut de la volonté, de l’endurance, ne pas se décourager. Il y en a qui naturellement ont tout ça plus que d’autres-»,
poursuit de son côté Claudine Gillon qui initie les jeunes pousses marckoises aux rudiments de la marche en plus de ses responsabilités sur les autres familles athlétiques au sein de la catégorie
benjamins.
La principale difficulté au développement de la marche résiderait finalement dans le manque criant d’encadrement : «-Il manque de techniciens pour corriger tout de suite les défauts car la
marche athlétique n’est pas une discipline naturelle-», insiste Emmanuel Mathieu. Pierre Piret voit une autre contrainte propre à la discipline : «-On n’a pas toujours chez nous les
bonnes conditions climatiques pour s’entraîner. La marche se pratique sur des distances longues, l’entraînement n’est donc pas possible en salle. -» Les effectifs restent donc légers avec un
gros trou générationnel des cadets aux seniors. Mais les résultats suivent : cet hiver, Marck a trusté les podiums des championnats départementaux poussins. Les minimes Paul Mathieu et Maxence
Hamy ont terminé respectivement 2e et 4e du critérium national, l’équivalent du championnat de France de la catégorie. Et la vétérane Odile Pamart a décroché deux médailles de bronze (3000m et
5000m) aux championnats d’Europe à Gand. Des résultats propres à inspirer des vocations.
4e critérium de marche de Marck, dimanche 15 mai au stade Jean-Claude Agneray.
Programme :
INFO IMPORTANTE ACCES AU STADE PAR L'AVENUE DE VERDUN car BRADERIE +d'infos.
9h45 : 1 heure marche (juniors, espoirs, seniors et vétérans masculins)
9h45 : 1 heure marche (espoirs, seniors, vétérans féminines)
10h : 45 minutes marche juniors féminines
11h15 : 30 minutes marche cadet(te)s
11h25 : 20 minutes marche minimes masculins et féminines
12h : 10 minutes marche benjamin(e)s
12h30 : 1000m marche poussin(e)s
13h15 : résultats et récompenses
Extrait du Nord Littoral du 14/05